Cravache d’Or féminine en 2019, Coralie Pacaut traverse une année 2026 difficile. Dans un entretien accordé à Paris-Turf, la jockey de 28 ans dresse un constat sans détour : selon elle, les femmes jockeys sont aujourd’hui moins sollicitées pour les belles courses qu’il y a quelques années.
Coralie Pacaut : une saison à oublier
Elle qualifie elle-même son année de moyenne. Trois blessures en deux ans ont freiné sa progression, et la fermeture, à l’automne 2024, de l’écurie de Jean-Claude Rouget à Deauville l’a privée d’un soutien important. Pour cet entraîneur, elle montait de bons chevaux sans décharge, comme Al Hakeem, futur quatrième du Prix de l’Arc de Triomphe, lors de sa première victoire. Aujourd’hui, elle travaille le matin chez Stéphane Wattel à Deauville et multiplie les déplacements pour trouver des montes, sans retrouver la même qualité de chevaux ni d’engagements dans les Quintés.
Moins de femmes dans les grandes courses
Paris-Turf souligne que le bilan des femmes jockeys est mauvais en 2026 : aucune victoire de groupe, et aucune ne devrait figurer dans le top 15 des jockeys pour la première fois depuis 2017. La décharge accordée aux femmes, mise en place il y a huit ans, avait permis l’émergence d’une génération d’apprenties talentueuses, mais elle ne semble plus jouer ce rôle. Coralie Pacaut regrette notamment que certaines femmes perdent la monte d’un bon cheval après une victoire, au profit d’un homme, et rappelle qu’en course, la qualité du cheval compte plus que le sexe du jockey.
L’Hyrox pour garder la flamme
Plutôt que de se morfondre, elle s’est lancée depuis trois ans dans l’Hyrox, une discipline mêlant course à pied et épreuves de force. Elle participera à une compétition à Paris, Porte de Versailles, le 16 décembre, et dit y trouver un second souffle, physique comme mental. Nos analyses complètes, publiées deux jours avant les courses, sont dans nos Offres.



